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  • : 11/03/2011
  • : Blog de Sandrine Cazalet, étudiante de chinois et communication interculturelle à l'INALCO. Aux curieux, aux amoureux du large, aux bavards et aux silencieux....BIENVENUE!
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Les Jeux éducatifs en Chine

 

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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 02:34

LA JOURNEE   JDG transparent DU GOUT

 

Dans le cadre de l'un de nos cours de Communication et Formation interculturelles (CFI) intitulé "Ingéniérie de projet", Félicie Ménard, Jana Dombrovska et moi-même nous sommes lancées dans une véritable aventure. C'est en effet la première fois que nous prenons la décision de mener de bout en bout un projet de cette ampleur.

 

Notre projet? Organiser une Journée Du Goût de l'Inalco. 

 

Qu'est-ce que c'est? Un mini-salon des cuisines du monde réunissant l'ensemble des départements (et donc des langues) représentés à l'Inalco. Quoi de plus rassembleur, en effet, qu'un bon plat partagé? 

 

Pour mener à bien ce projet, nous ne comptons pas sur nos seules forces! Nous avons fait appel aux services administratifs, techniques et de communication de l'Inalco,  à l'ensemble des associations étudiantes, mais aussi à tous les élèves et proffesseurs. Nous souhaitons en effet que cet événement existe grâce à la participation et à l'implication de tous les "Inalcoïens" afin de consolider la dynamique de "groupe", le sentiment d'appartenance à l'institut. (Jusqu'en 2012, les différents départements de l'inalco étaient répartis dans plusieurs universités). Affiche blog

 

Accompagnées par notre proffesseur référent, M. Stockinger (http://www.semionet.fr/FR/default.htm), nous avons peu à peu élaboré ce projet, étape par étape, de la conception à la réalisation en passant par l'analyse des opportunités, des risques (SWOT), des acteurs, la décomposition des scénarios et des étapes...

                                                                                                   flyer JDG blog

 

Moi-même "promue" par mes camarades responsable de projet, j'ai pu apprendre à gérer une équipe (ce qui n'est pas une mince affaire, si petite que soit l'équipe), me créer un réseau de relation et le mettre à contribution à bon escient, établir un budget, concevoir une identité visuelle, rédiger un dossier de présentation et un dossier de sponsoring, élaborer un planning à moyen et long terme... 

 

Finalement, après 5 mois d'effort, notre projet verra le jour après-demain, mardi 15 mai. 

 

Les équipes sont sur le pied de guerre, le matériel en attente dans un placard, les autorisations délivrées,... le temps semble suspendu. Verdict dans 48 heures! 

Vous êtes les bienvenus si vous souhaitez découvrir cet événement, et nous dire si cette frénésie organisatrice en valait la peine! Et pour vous mettre l'eau à la bouche, voici: 

 

           Le programme!

                programme blog

 

Par Sand. - Publié dans : L3 Communication et formation interculturelles
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 22:38

VYA- Qu'est-ce que c'est?

 

             Comme je l'ai écrit précédemment (voir Solidarités Jeunesses), cet été, j'ai décidé de participer à un projet de volontariat international. Pour celà, je suis passée par l'association Solidarités Jeunesses, qui m'a ensuite redirigée vers l'association Vison YouthAction (VYA).

 

              Il s'agit d'une association fondée à Taiwan en 2002, promouvant le volontariat et l'échange entre jeunes du monde entier, à Taiwan mais également à présent dans d'autres pays. Des projets sont menés à bien dans divers domaines (environnement, agriculture, développement rural, travail social, éducation...) avec l'aide de jeunes volontaires amenés à s'impliquer sur de très courtes périodes (une journée à deux semaines).

 

Pour en savoir plus, vous pouvez vous référer au site officiel de VYA:

-en chinois traditionnel: http://www.vya.org.tw/

-en anglais: http://www.vya.org.tw/en/index.html

 

 

 

Pourquoi Taiwan?

 

           Etudiant actuellement la langue et la civilisation chinoises aux Langues'O (Institut National des Langues et Civilisations Orientales), mon intéret s'est naturellement porté sur cette région du monde lorsque je me suis proposée de tenter l'expérience du volontariat. En effet, pourquoi ne pas associer cette expérience avec le bénéfice d'un séjour linguistique?  Malheureusement, associations caritatives sont encore peu présentes en Chine continentale. En revanche, l'association VYA propose différents workcamps (il est délicat de traduire ce terme en français...) à Taiwan.

 

Le 17 juillet 2011, j'ai donc fait mes valises pour Linbian, village situé dans le comté de Pingtung, au sud de l'île. (voir la carte ci-dessous > encadré "Hondao 11-09").

 

Taiwan workCamp map

 

 

             Le projet pour lequel je me suis engagée concerne les personnes âgées du village de Linbian et de ses alentours. Le descriptif du "camp" indique que les volontaires auront pour tâche d'organiser et d'animer des évènements à destination des personnes âgées, et de partager avec eux leur culture. Nous ne les aiderons pas matériellement à vivre, mais nous serons là pour leur apporter de la joie, échanger avec eux et certainement recevoir autant que ce que nous leurs donnerons.

 

 

            Avant de partir, mes amis et ma famille m'interrogent: mais que vais-je faire exactement? Pourquoi aller à l'autre bout du monde pour aider des personnes âgées alors que la France compte tant de retraités esseulés? Je leurs réponds simplement que je veux être volontaire, même sur une courte période, histoire de "voir ce que c'est" avant de m'engager plus avant. Peut-être en ferai-je mon avenir... Et si je vais loin, c'est bien sûr pour la langue, mais aussi pour aller à la rencontre d'une autre culture, d'un autre pays. Etre volontaire me permettra d'être au plus près de la population locale et d'assassiner définitivement mes préjugés à leur encontre. Pour être volontaire, j'ouvrirai mes yeux, mes oreilles et mon coeur, bien plus que si je partais en touriste!

 

 

Par Sand. - Publié dans : Solidarité, volontariat
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 22:39

         De la pièce que nous avons jouée cette année-là, il ne me reste que des souvenirs flous, mais quelques détails m'ont marquée, et c'est de ceux-ci que j'aimerais vous faire part.  

 

         M. Soma, notre metteur en scène (cf. George Dandin de Molière: chronique d'une coopération ratée. ), avait entrepris de nous initier non plus seulement au travail du comédien, mais également à l'écriture dramatique. Pour cela, il nous imposa un thème: celui de la mythologie indienne. Vaste programme!

 

         Nous commençâmes par des jeux d'improvisation, afin de mieux saisir l'importance de la continuité des scènes et de l'attention accordée par chaque comédien aux autres sur le plateau. Je ne résiste pas à l'envie de vous décrire l'un de ces exercices, particulièrement ludique et formateur: une personne, seule, devait entrer sur scène dans la peau d'un personnage qu'il s'était choisi, et commencer à planter le décor comme il l'entendait. Puis, une seconde personne entrait à son tour, incarnant un autre personnage, et devait tenter de s'intégrer à la scène, selon ce qu'il en avait saisi. Puis une troisième personne, et ainsi de suite, le but étant de créer une scène cohérente simplement grâce à l'attention portée au jeu des autres personnages, l'usage de la parole étant interdit.

Le résultat de cet exercice? Un fouillis indescriptible et un superbe fou-rire! Ce jour-là, nous avons appris que l'improvisation, ça s'apprend. 

 

         Pour en revenir à notre pièce, nous établîmes ensuite un fil directeur de l'intrigue, dont je ne me souviens absolument pas, puis nous construisîmes les scènes par un travail d'improvisations successives. Chacun, à la fin de la séance, était chargé de porter sur le papier les réparties et déplacements du personnage qu'il incarnerait. C'est ainsi que, de fil en aiguille et d'improvisation en improvisation, je me trouvai dans la peau de deux personnages fort différents: un maharajah et... un boeuf!

Mais attention, pas n'importe quel boeuf! En réalité, il s'agit du taureau Nandi, monture du dieu Shiva, l'un des trois dieux de la trimurti hindoue. Shiva étant le dieu de la destruction -la destruction comme prémice du renouveau- , il peut être assimilé à la mort. (Si ce sujet vous intéresse, voyez http://www.infoinde.com/inde_trimurti.html Cette page explique très clairement le rôle des trois dieux de la trimurti).

Mon second rôle dans cette pièce consistait donc à marcher à quatre pattes, déguisée en boeuf (autrement dit couverte de poils), en portant sur mon dos Shiva et suivie de "morts" rampant derrière moi, accrochés par des fils à ma ceinture.

Certes, il n'y a rien de dégradant à jouer un taureau, et de surcroît un taureau sacré. Je me souviens d'ailleurs d'avoir été heureuse de jouer ce rôle à ce moment-là, et d'avoir mis un point d'honneur à rendre cette bête réaliste. Mais alors pourquoi, chaque fois que j'évoque ce fait, mes interlocuteurs ne manquent-ils pas de rire et de me s'exclamer: "Un boeuf??? Ma pauvre..." . Sans doute parce qu'ils n'ont pas encore réalisé que ce qui fait la réussite ou l'échec d'une pièce, c'est entre autres la compréhension d'un principe que je n'ai accepté moi-même que récemment: sur scène, il n'y a pas de second rôle.

 

 

........sans ce boeuf, Shiva serait  piéton!                 Nandi 

 

Taureau (nandi) sur la colline de Chamundi, Mysore                              

Source:    http://www.francoiserenaud.com/blog/category/inde/                     

Par bleuecommeuneorange - Publié dans : Sur scène
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 19:29

                             

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             Représentation théatrale par l'association "Théatrémolo" en 2006            

 

 Le plus ancien souvenir lié au théâtre que je possède remonte à mes 11 ans. Bien entendu, comme tous les enfants, j'ai certainement eu l'occasion de monter sur scène auparavant, mais je vous épargnerai ces expériences dont moi-même n'ai pas conservé d'impression nette. 11 ans, me direz-vous, c'est encore l'âge où seuls les parents concernés s'émerveillent de la prestation approximative de leur progéniture. Comment prétendre avoir tiré leçon de ces premiers pas sur les planches?

        Et bien tout simplement parce que ce projet théâtral se solda par un échec cuisant...

 

        2000. Jeune expatriée en Inde, je me lançai dans le théâtre pour tenter de m'adapter à ce nouvel environnement, à cette nouvelle école aux visages multicolores. Le metteur en scène en charge de l'atelier théâtre de l'Ecole Française de Delhi, monsieur Soma, était un Indien originaire de Pondichéry. Ayant appris dans cette ancienne colonie française notre langue, il avait suivi une formation de comédien en Inde, puis dans l'hexagone. S'il se passionnait pour le répertoire classique français, il privilégiait une expressivité corporelle confinant à l'exagération, telle qu'on la trouve dans les formes classiques du théâtre indien.

 

       Cette année-là, il décida de nous faire jouer George Dandin, de Molière, et m'attribua le rôle de Mme de Sotenville, mère d'Angélique. Parmi les rôles principaux, ceux de George Dandin et de Clitandre devaient être tenus par deux garçons de mon âge. Mais à partir de là, les ennuis commencèrent. Impossible de se concentrer ou même d'aligner plus de trois répliques correctement avec ces deux garçons prêts à tout pour attirer l'attention en se montrant le plus dissipé possible. Finalement, quinze jours avant la représentation, le metteur en scène, n'y tenant plus, les somma plus vivement qu'il ne l'avait fait jusque-là de se calmer et d'apprendre leur texte, sans quoi il ne serait pas la peine qu'ils reviennent le lendemain. Le jour suivant, ils ne vinrent pas...

 

        Comment avaient-ils pu nous laisser tomber? Pour nous, les autres comédiens en herbe, cette action était incompréhensible, et d'une violence terrible. Le travail de mise en scène se construit seulement grâce à la confiance mutuelle, et cette confiance, ils venaient de nous la jetter à la figure avec mépris en claquant la porte. Et puis, bien sûr, nous avions tant espéré monter sur scène!

       

 Cette expérience m'a appris l'importance du respect de ses engagements, surtout si ceux-ci impliquent d'autres personnes. Aujourd'hui encore, lorsqu'il m'arrive, comme tout un chacun, d'avoir envie de tout envoyer ballader, le fantôme d'un George Dandin avorté se charge de m'en dissuader...  

Par bleuecommeuneorange - Publié dans : Sur scène
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 18:30

 

J'aimerais partager avec vous quelques-unes des expériences modestes mais inoubliables d'une éternelle débutante...  Cliquez sur l'intitulé qui vous intéresse pour passer dans les coulisses!

 

 

2000: George Dandin de Molière: chronique d'une coopération ratée.

 

2002: Du maharajah au boeuf, écriture d'une pièce et apprentissage de l'humilité.

 

2005: Théâtre intensif, à l'école de la vie.

 

2006: Turbulence et petits détails de Denise Bonal, qui peut le plus peut le moins.

 

2006: Théâtre itinérant, s'adapter ou fuir !

 

2007: Le Revizor, de Nicolaï Gogol: un quart d'heure de gloire.

 

2008: Cinq filles couleur pêche, d'Allan Ball: un rôle... purement de composition!

 

2008: Adaptation des Liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos. Travail d'écriture et de mise en scène.

 

2009: La Nuit de Valogne, d' Éric-Emmanuel Schmitt: le bonheur des coulisses.

 

2008-2009: Occupe-toi d'Amélie, de Georges Feydeau: on ne s'improvise pas metteur en scène...

 

2010: Le Désir attrapé par la queue, de Pablo Picasso: bizarre, vous avez dit bizarre?

 

2011 (en cours...): Chitra, de Rabindranath Tagore. Un défi en perspective!  

 

 

 

Par bleuecommeuneorange - Publié dans : Sur scène
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